Bienvenue

Bienvenue
Bienvenue à vous, bloggeuses et bloggeurs dont les pas vous ont guidé jusqu'ici. Bienvenue dans ce petit monde où ici ce ne sont point les pas qui invitent au voyage mais les mots. D'un mot à l'autre, ainsi avancent les idées, ainsi avancent les pensées, ainsi se construit-on chaque jour, ainsi avance la vie. D'un mot à l'autre, c'est les premiers pas hésitants d'un être dans le balbutiement de la vie. Et il vous invite à le suivre...

Commencez le voyage au gré des pensées, suivez le vent de la réflexion, et n'hésitez pas à donner votre façon de voir les choses. Car d'un mot à l'autre, c'est aussi ainsi qu'avance le dialogue... ;)
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# Posté le dimanche 17 février 2008 08:43

Modifié le mercredi 30 avril 2008 13:52

Commençons par le commencement...

Commençons par le commencement...
La vie, cette chose si insignifiante quand on y pense et qui pourtant nous tient au creux de sa main. Un cadeau qui frôle la malédiction lorsque l'on se rend compte que l'on est complètement à sa merci. Et pourtant chacun la traite comme le plus précieux, le plus délicat des trésors. Peut-être espère-t-on qu'elle sera moins impitoyable si on la cajole, comme on offre des présents à une femme pour se faire pardonner ses fautes. Cela marche parfois, avec les femmes. Peut-être en est-il aussi ainsi avec la vie après tout. Vie, la plus sauvage des amantes, la plus timide, la plus craintive, celle qui nous demandera des trésors de tendresse et de douceur avant de s'ouvrir à nous. L'image n'est pas déplaisante après tout, mais dans ce cas je crains de n'être qu'un bien piètre amant.

Etonnant, à propos, que certains puisse voir la vie comme un ange tombé du ciel pendant que d'autres lui donneraient une origine bien plus maléfique. Un peu comme ces êtres, les sirènes, qui sont aux yeux des femmes les plus horribles créatures alors qu'elles sont si attirantes pour les hommes... Peut être bien que la vie se joue de certains d'entre nous, les enchantent comme le font les sirènes de leur chant, les attirent dans sa valse de bonheur illusoire. Illusoire ? Peut être pas tant que cela... La vie est peut-être le contraire des sirènes : ceux qu'elle envoute sont les seuls à la voir telle qu'elle est, à pouvoir pleinement jouir d'elle, de ses bienfaits. Pendant que les autres, aigris et se moquant du bonheur des premiers comme étant une preuve de leur esprit superficiel, ne voient que là où il n'y a rien à voir. Un peu comme si l'on devait admirer un décor depuis les coulisses d'un théâtre : on connait parfaitement la structure mais on n'a pas la moindre idée de ce qu'il représente, de ce qu'on y joue, de ce qu'il renferme. Exclu du spectacle, condamné à devoir se contenter d'imaginer ce qui peut se passer sur scène en n'en percevant que les voix des acteurs...

"Donner la vie"... Quelle étrange expression et quel cadeau encore plus étrange. "Donner la vie" comme l'on "donne le temps", comme l'on "donne le choix", comme l'on "donne la mort". Il faut croire que l'Homme aime donner ce qui ne lui appartient pas et pourtant tous vont ensemble, c'est un lot, un cadeau-naissance en plus des biberons, sucettes et peluches à la maternité. "Donner la vie" c'est hypothétiquement donner l'amour, le bonheur et toutes ces choses que l'on souhaite à tours de bras aux gens qui nous sont chers, mais "donner la vie" c'est avant tout, et avec certitude, donner la peur, la tristesse, la douleur, la maladie et au final la mort... Qui a jamais pu se vanter de donner la vie sans donner la mort, un peu comme une promotion de grande surface : "Pour un acheté, le deuxième offert". Les mères vous diront toutes qu'elles ne souhaitent pour rien au monde la mort de leur enfant... Il faudrait peut-être leur rappeler que personne n'est immortel. Le seul moyen pour ne pas donner la mort, c'est s'abstenir de donner la vie... "Donner le temps"... Oui donner la vie c'est donner le temps, des heures, des jours, des années à devoir vivre avec une petite voix dans la tête, qui aimerait que le monde tourne autour d'elle, et une boule de nerf dans la poitrine dont la principale occupation sera d'entrer en conflit avec la petite voix... Des heures, des jours, des années de conflits, de déchirures, d'interrogations intérieures, sans parler de toutes celles dont nous bombarde le monde extérieur... Magnifique cadeau... "Donner le choix"... Faux, nous n'avons jamais le choix. Il faut toujours suivre, quand ce n'est l'avis de nos parents depuis notre plus tendre enfance, celui de la société qui prend rapidement le relai. Et qui décide de ne pas le suivre se retrouve immédiatement éjecté sur le bas-côté. La laisse ou l'abandon... Quel choix ! Et pourtant nous nous y accrochons...

La vie... Cette chose si incroyable : inconséquence d'un instant magique qui nous donnera toute une existence d'émerveillement et de désillusion. La vie, ce grand jeu d'énigmes dans lequel nous nous lançons tous à corps perdu dans l'espoir d'en résoudre les plus importantes à défaut de ne pouvoir toutes les décoder...
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# Posté le dimanche 17 février 2008 08:46

Modifié le mercredi 30 avril 2008 13:52

Un bouquet de coeurs et une rose dans la poitrine...

Un bouquet de coeurs et une rose dans la poitrine...
L'une des composantes les plus primordiales de la vie humaine semble être cette chose étrange que l'on nomme : Amour. "I love you"," Te quiero","Ich liebe dich", "Je t'aime"... Les déclarations se suivent mais ne se ressemblent pas. Chacune unique, chacune à l'image des personnes qu'elle lie. Peut-être bien n'y a-t-il, dans ce cas, pas un Amour mais une infinité, autant qu'il y a de personne pour aimer. Pourquoi avoir voulu donner un nom unique pour une chose si changeante ? Après tout l'eau elle-même a été mieux traitée : eau, vapeur, nuage, glace, neige, verglas, et tant d'autres. L'Amour doit être vexé d'avoir été traité avec si peu d'égard pour une chose qui semble pourtant si capitale... C'est certainement pour cela que l'Amour est si capricieux...

Qui n'a jamais cherché l'Amour ? Qui n'a jamais rêvé de le rencontrer, de le connaitre ? Chacun y vient un jour ou l'autre, un peu comme les papillons viennent finalement se brûler les ailes à la flamme d'une lanterne. C'est exactement cela d'ailleurs : se brûler les ailes. Les ailes de la liberté, les ailes de l'innocence, les ailes de l'insouciance. Mais il semblerait, aux dires de certains, qu'à se brûler ainsi les ailes on y gagne le véritable sens de la vie... Peut-être est-ce pour cela que malgré mes recherches je ne lui trouve toujours aucun sens... La réponse serait donc ailleurs...

L'Amour, cet être aux milles visages, aux milles symboles : Cupidon et ses flèches magiques, le rouge qui s'étale sur toutes les surfaces, les c½urs qui fleurissent partout tels des champignons en automne, et cette fleur qui lui va si bien : la rose. La rose rouge bien sûr ! Bien d'autres fleurs auraient pu être choisies : qui n'est jamais ravi devant la senteur du mimosa, la délicatesse du lys, l'étrangeté des cyclamens, l'originalité de l'orchidée... Mais non la rose reste le symbole privilégié de l'Amour et elle lui sied à la perfection, comme si elle avait été faite pour lui. La délicatesse de la fleur, la subtilité du parfum, la douceur des pétales... Et les milles précautions dont il faut se munir pour s'en saisir si on ne veut finir écorcher ! La rose et l'Amour se sont bien trouvés, inutile de chercher à vouloir changer cela. Et pourtant la rose est si éphémère... La belle se dessèche vite et fane à vu d'½il. Certains vous diront qu'il en va de même pour l'Amour. Je ne suis pas de cet avis, mais je suis peut-être de cette vieille école qui voulait que l'on aime un être tout le reste de sa vie à partir du moment où on l'avait trouvé. Les choses changent, et comme si Amour n'avait pas encore assez de visages, il semblerait que lui aussi aime à changer d'aspect...

Amour, cet être impitoyable qui fait battre les c½urs, les consume, les écorche, les saigne au gré de son bon plaisir. Amour, la gorgone implacable que l'on s'obstine pourtant à courtiser. Amour, cet être tendrement doux et terriblement dur à la fois. Amour, cette chose qui maintient collé ensemble les morceaux de notre être. Amour, la colle des parcelles humaines...
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# Posté le dimanche 17 février 2008 08:47

Modifié le mercredi 30 avril 2008 13:52

De la course vers le bonheur...

De la course vers le bonheur...
Posez la question, à ceux qui vous entourent, de la possibilité de vivre dans le bonheur. Sauf si vous rencontrer un sage, vous obtiendrez l'une des trois réponses qui suivent :
-Le bonheur est inaccessible
-Le bonheur est éphémère
-Le bonheur n'existe pas.
Aux premiers je dirais qu'ils ont tord, aux deuxièmes qu'ils ont également tord, aux troisième qu'ils ont terriblement tord. Mais donnez-moi un instant pour vous expliquer cela.

« Le bonheur est inaccessible ». Voilà la réponse type de ceux qui se sont lancés dans la course à la chimère. Pour ceux-là le bonheur semble hors de portée de main car ils en ont une représentation erronée. Richesse, beauté, amour, santé, et j'en passe... Connaissez-vous une seule personne au monde ayant une vie parfaite en tous points ? Non, et je dirais même : heureusement. Que deviendrait le bonheur sans un peu de malheur pour nous rappeler qu'il est là ?
A ceux qui se reconnaissent dans cette réponse, je dirais : par pitié, arrêtez de courir ! La perfection n'existe pas et beaucoup de rêves ne sont pas réalisables. Si pour vous le bonheur semble inaccessible, c'est parce que vous êtes trop occupés à courir après l'inatteignable pour vous rendre compte que vous passez juste à côté du vrai bonheur.

« Le bonheur est éphémère ». Ceux-là rejoignent les premiers mais eux sont les grands vainqueurs de la course à la chimère. Peut-être parce qu'ils courent plus longtemps, ou que leur ligne d'arrivée était plus proche que les autres. Ils atteignent alors leur objectif, ils touchent au bonheur... Jusqu'au moment où ils se rendent compte que ce n'est pas aussi parfait que ce qu'ils pensaient ou qu'ils se trouvent une nouvelle course à faire. Quand on passe une bonne partie de sa vie à courir, il n'est pas si facile que cela de s'arrêter du jour au lendemain.
A ceux là je dirais qu'ils sont, certes, peut-être un peu chanceux ou alors plus modestes que les premiers mais cela reste tout de même de la course à la chimère. Pourquoi se contenter de parcelles de bonheur ?

« Le bonheur n'existe pas ». Voilà une bien triste déclaration. Et pourtant ceux-là ont fait la moitié du chemin vers le bonheur. Dommage qu'ils se soient arrêtés en cours de route dans leur réflexion... Pour les aider à reprendre le cheminement, je leur dirais ceci : ce qui n'existe pas c'est le « bonheur » après lequel courent la plupart des gents, cette chimère inaccessible ou presque. Mais le bonheur, le vrai existe.

Qu'est ce que le bonheur, en fin de compte ? Tout avoir pour soi ? Non, bien sûr que non. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on ne peut tout avoir, ce qui signifierai alors que le bonheur se détruit lui-même... Comment connaîtrions-nous et reconnaîtrions-nous le bonheur s'il n'existait pas ? Le bonheur est une notion abstraite, propre à chacun. Comment ? Simplement parce que le bonheur, le fait même d'être heureux, dépend de nous même. Il ne tient qu'à nous de nous satisfaire de ce que nous avons, de ne pas aller chercher plus loin. Profiter de la vie, telle qu'elle est, telle qu'elle s'offre à nous, sans vouloir à tous prix se la gâcher avec des « si j'avais ceci... » ou autres « si j'étais cela ». Et vous verrez que la vie n'est pas si désagréable...

Oh mais je vous vois venir ! Vous devez vous dire : « celle-là elle doit avoir tout ce qu'elle veut pour dire des choses pareilles »... Et bien sachez que si vous êtes aimé, soutenu par votre famille, que vos amis se comptent sur les doigts de plus d'une main et que vous êtes, globalement, en bonne santé, vous pouvez vous considérer plus heureux que moi... Si toutefois hiérarchie du bonheur il peut y avoir. J'ai trouvé le bonheur alors pourquoi pas vous ? Et pour ceux qui seraient plutôt dans mon cas : le bonheur est là, il suffit d'ouvrir les yeux et de regarder au bout de son nez.

Car la vie pourrait être pire, bien pire. Elle pourrait s'éteindre...ou ne vous avoir jamais touché.
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# Posté le dimanche 17 février 2008 08:51

Modifié le mercredi 30 avril 2008 13:53

Une rosace de bulle

Une rosace de bulle
Il parait curieux, et plus que prétentieux, qu'une poignée d'êtres vivants, communément appelés « êtres humains », perdus sur un ridicule petit caillou tournant autour d'une petite étincelle quelque part dans un univers bien trop grand pour qu'ils puissent s'en imaginer l'étendu, se prennent ni plus ni moins que pour le centre du Monde.

Un résultat d'évolutions aléatoires au cours des derniers millénaires, minoritaire au vue de la diversité vivante ne serait-ce que sur leur planète, qui a pour prétention de TOUT s'approprier. TOUT, ni plus ni moins : les autres êtres vivants, les ressources de la planète, les autres planètes à leur portée, le temps, la maladie, la mort et même la vie... et j'en passe. Non content de saccager leur planète, ils cherchent à répandre leur fléau aux planètes voisines.

Mais l'on comprend vite leur comportement lorsque l'on observe leurs relations avec leurs congénères. Comment pourraient-ils respecter leur environnement et celui des autres s'ils ne se respectent pas ne serait-ce qu'entre eux.

L'être humain est un monstre d'égoïsme. Chacun est au centre de son propre petit univers qui gravite, hermétique, autour de lui. Ainsi il a la place qu'il chérit le plus : le centre de toutes choses. Bien sûr, certains, pris de culpabilité devant leur comportement et celui de leurs congénères, se lancent dans de grands projets qu'ils nomment « charité » ou encore « humanitaire »... et d'autres grands mots qui cachent le vide de leurs actions... Enfin c'est ce qu'ils croient. Il semblerait en effet que l'être humain ait choisit le mensonge comme fondation de son petit monde.

Chacun évolue dans sa petite bulle, dans laquelle gravitent famille, amis, relations... Chaque constituant d'une bulle ayant eux-mêmes leur propre bulle... Leur société ressemble d'avantage à une rosace de bulles qu'au bloc bien rodé d'autres espèces sociales vivant pourtant sur la même planète...

Des bulles bien solides, presque hermétiques. Presque, car parfois elles s'agrandissent pour y faire entrer un être de plus. Mais il arrive que l'entrée d'un nouvel élément dans une bulle menace l'intégrité de celle-ci. C'est là que se manifeste le plus ouvertement, à mon avis, l'égoïsme humain. Car au lieu de se retirer de la bulle où il n'a, vraisemblablement, pas sa place, il s'accroche, s'acharne. A croire que, dans un élan sadique, il souhaite voir tout s'écrouler avant de se retirer.

Peut-être apprendront-ils un jour à se mettre au second plan, à penser au Bien avant de penser à eux. En effet n'importe quel être bien pensant se retirerait avant de faire plus dégâts... Mais après tout, peut-être que l'être humain aime le malheur : cela lui donne un aspect de martyr qui le valorise encore plus au centre des compassions.

L'être humain aime le malheur et il aime encore plus le répandre. Il doit pourtant exister sur ce pauvre caillou à l'agonie quelques êtres humains ayant les yeux suffisamment ouverts pour se rendre compte de tout ceci....
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# Posté le dimanche 17 février 2008 08:52

Modifié le mercredi 30 avril 2008 13:55